Les choses d’importance

Gros coup de fatigue sur mon organe cérébral (le truc qui sert à penser vous savez ? ).

J’ai toujours eu un problème pour discuter avec les gens. Soit je ne parlais pas, soit je disais trop ce que je pensais. L’un ou l’autre n’a jamais été très productif. Ce qui m’a valu d’être mise à l’écart t’façon elle dit jamais rien celle-là, ou bien à l’inverse que je manquais de tact car trop franche. Je n’ai jamais vraiment séduit mon entourage, qu’il soit amical, familial, ou même scolaire/professionnel. 
Je n’ai jamais vraiment aimé faire entendre ma voix. On me disait bonne élève mais silencieuse. Ma « famille » ne me connait pas, je ne suis que la nana qui est allé et qui va encore à la fac, celle qui a un « cerveau » comme ils disent, celle qui sait faire des choses dont on s’en fout, dont on demande des nouvelles une fois par an par politesse … Mes ami(e)s, quand j’ai réussi à m’en faire, me trouvaient trop directe, trop distante, trop sur mes projets, et plus les années passaient moins je m’en préoccupais. Et plus les années passaient moins je voyais l’utilité de m’en faire, au vue des crasses des précédents. Les ami(e)s me gênent. C’est triste de dire ça. J’ai passé deux ans à Nantes, sans me faire aucune relation, même pseudo-amicale. J’allais aux cours et je disparaissais aussitôt terminés. 
Il y a plus de quatre ans, j’ai « rencontré » Nhomme. Et ça n’a pas arrangé les choses avec mes relations sociales. Nhomme et moi, c’est la « magie d’internet », comme on dit. On s’est rencontré sur un jeu en ligne (geek vous dites, oui). C’était pas prémédité, c’était pas voulu, on  ne voulait pas l’un de l’autre, mais ça c’est fait. On a fait notre petit bout de chemin, semé d’embûches, on s’est aimé, on s’aime encore, on a tenté des choses un peu folles, on a tenté le tout pour le tout. Pourquoi pas ? Si ça nous rend heureux. Mais les gens de mon coté, ils  n’ont pas aimé. Ils avaient des apriori gros comme moi. Une relation internet/à distance ? ça ne marchera jamais ! Il est français au moins ? Algérien ? Ouais c’est un terroriste // Ouais il veut juste la nationalité française. Vous vous êtes déjà rencontrés ? Il est venu en France ? Il est musulman, ah tu vas voir il va te forcer à le devenir. Comment tu sais qu’il te trompe pas … Alors tu commences à expliquer aux gens que ton Nhomme ne veut pas terroriser le monde la France (oui parce qu’il n’y pas plus égocentrique qu’un français des fois), qu’il ne me forcera à rien, qu’il est doux et attentionné,  que tu as confiance en lui comme lui a confiance en toi, que c’est la base d’une relation à distance, mais sans doute que j’explique mal, parce que je ne sais pas discuter avec les gens. Fatiguée de l’atmosphère hostile, j’ai peu à peu larguer les gens autour de moi, garder ces choses là pour moi avec le soutien de ma famille la plus proche. 
Je me suis promis qu’avec Nhomme je discuterai. Qu’avec lui je n’aurai pas de problème de « parole ». Et au début c’était le cas. Le bonus dans une relation à distance, c’est qu’on s’écrit énormément. Skype, msn, mail, on ne fait qu’écrire. Et lorsqu’on écrit, on choisit ses mots. Car c’est le seul moyen de faire passer une émotion juste. Et on emmagasine énormément d’informations. Plus que lorsqu’on écoute quelqu’un. Et à force on n’a plus rien à se dire. Et les emotes ^^ ou ><  ne suffisent pas à ma satisfaction. Ça devient sujet de discorde. Et beaucoup de choses sont devenues sujet de discorde. Cela a demandé énormément d’heures d’engueulades « écrites », mais on a trouvé notre rythme, on a trouvé notre fonctionnement « à distance » parallèlement à celui « en vrai » et ça marche plutôt bien. Mais y’a des fois où, on ne se comprend pas. Le choix des mots n’est pas toujours bon, et en littéraire que je suis, j’analyse le sens plus qu’il ne le faut. Et ça provoque des p’tits éclats « écrits ». Y’a des fois – souvent- où l’importance du sujet n’est pas le même pour nous deux. Et lorsqu’il me dit, ce n’est pas important, je ravale ma rage, mes larmes, ma solitude, j’emote un petit ^^, et je cache tout ça en moi, parce que c’était important pour moi. La distance est une salope ! 
Ces temps-ci, j’en fais trop, j’oublie des choses importantes. Hier j’ai oublié quelque chose de très important pour moi, et pour lui aussi sans doute. Je n’y ai pas pensé, et il ne m’en a pas parlé. Est-ce parce qu’il a oublié aussi, ou parce qu’il n’a pas apprécié mon oubli ? Je ne sais pas. Je fais mon mea culpa, la fatigue a été plus forte. Mon cerveau est à 2% de fonctionnalité. 
Nhomme j’attendais cette date depuis des semaines pourtant, je ne voulais absolument pas la louper. Je voulais qu’on fasse, comme tous les ans, un petit temps rien que pour nous le 28 octobre. Et je n’y ai pas pensé, et tu n’étais là que quelques instants par ci par là, puis plus d’internet, et du stress, de la fatigue, de la lassitude, pour toi , pour moi. Un gros ras-le-bol qui m’a fait oublié notre anniversaire. Qu’on ne peut jamais fêter dignement depuis tout ce temps. Je n’y ai pensé que ce matin quand on s’est pris la tête ^^. Comme quoi ça sert toujours à quelque chose ! 
Bon Nanniversaire Nhomme.
Te naime. 
Chah !! 

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