Sur la tête … (proposition de Kal inside)

Bonjour, bonjour !

Nous en avons donc terminé avec nos chaussettes puisqu’il semble que l’heure de les montrer au grand jour approche !
Du coup j’ai bien envie de vous proposer un nouveau Kal ! J’ai eu des retours positifs, donc autant continuer 😉
Alors pour cette fois encore, rien de compliqué, rien de fastidieux, rien qui « prend-trop-de-temps » (oui je pense à celles qui ont/vont commencé/er les cadeaux de Nowël) et un libre choix. Je vous propose de préparer nos têtes pour l’hiver ! Nous allons faire un « Kal bonnet ».
Bonnet, béret, chapeau, cloche, slouchy, peu importe, tant que ça va sur la caboche !
Quelques exemples pour vous donner des idées :
– De la dentelle ou des motifs
1. modèle ici – 2. modèle ici – 3. modèle ici – 4. modèle ici.
– De la couleur et de la fantaisie :
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– Pour les mâles :
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– Du jacquard et de l’animalier :
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– Pour les nenfants :
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– De l’excentricité à plus ou moins haut degré :
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Pas mal tout ça non ?
Et ce n’est qu’un tout petit aperçu de ce qu’on peut trouver comme modèles. Il y en a bien un milliard de disponibles (mais non je n’exagère pas !).
Alors, comme les chaussettes, vous faites ce bonnet pour qui vous voulez. Aucune contrainte niveau technique ou couleur. D’ailleurs, vous pouvez en faire un ou dix, peu importe. Pour participer, hop hop hop, on laisse un petit commentaire sous cet article, et le jour J je ferai, avec votre permission, un petit tableau récapitulatif.
La date de remise du devoir : le 15 novembre !
Surtout surtout, on n’hésite pas à s’inscrire, même si vous n’avez jamais commenté avant, je ne mords pas, plus on est de fous, plus on aura chaud à la tête !
Qui est partante ??
PS : On oublie pas que le Kal chaussettes se termine le 3 septembre, j’espère voir vos petons à toutes ♥

Cougar !

Hey hey !

Ça faisait un bail que je n’étais pas passé par ici … La faute à un Nhomme qui est arrivé à bon port chez le panda. Et du coup, ça chamboule pas mal les habitudes ! Imaginez, passer de 10h de tricot par jour à presque rien ! Dur dur pour le petit panda qui se sent frustrée des aiguilles. 
Néanmoins, le rythme revient petit à petit et j’ai réussi à avancer quelques petites choses. Notamment un petit sac pour la Dame. Je vous montre : 

Et oui, le voilà enfin, le fameux sac au crochet que la Dame me réclame depuis ….. 6 mois. Elle en voulait un adapté à son énorme porte-feuille, pour aller faire le marché tranquille. 
Et ben voilà, suffisait d’attendre de demander ! 
J’ai trouvé le modèle sur Ravelry ici. J’ai utilisé de la laine 100% acrylique, couleur saumon, venue tout droit d’Algérie, la même qualité que pour mon sac. Fil double, crochet n°5. Elle a un aspect un peu brillant, qu’on ne voit pas sur les photos, puisqu’il y a des petits fils incrustés, je ne sais pas ce que c’est, une sorte de plastique ou autre. 

Toujours sur ma lancée du recyclage, j’ai utilisé des perles en bois provenant d’un sac à main. Sac à main acheté sur le site d’un créateur indépendant, dont les anses étaient constituées de rangs de perles en bois. Anses qui ont cassé après deux jours d’utilisation. Sur le coup, ça fait super plaisir !!!

Le rabat de la pochette est construit de manière à être asymétrique sur l’un des cotés. Ainsi, on peut ajouter, si on le veut, de petites franges. Trois petites tresses sur le côté opposé pour attacher l’un des coins par sécurité, et voilà ! 
Pour la anse, une bonne trentaine de fils de 2m environ, lacés à la manière des macramés. Sauf que je n’ai pas bien calculé, 2 mètres ne suffisaient pas à faire la anse d’une longueur satisfaisant la Dame. Du coup, on bidouille et on rajoute des perles au bout. Au final, cela prolonge l’aspect bordélique asymétrique de ce sac ! 
Mais alors, pourquoi « cougar » ? 
La Dame a choisi un tissu de doublure pour le moins original ! 
Hé oui, couture à la main …
Absolument pas fan (ni elle ni moi) de ce motif, nous avons récupéré un t-shirt à manches longues provenant de chez Mamie Panda qui vidait ses armoires. Bon, on n’avait pas super envie de le porter, ni de le recycler en un autre vêtement. Mais alors pour un sac, et ben ça le rend unique et puis personne ne le voit à part toi ! Et donc, l’opération recyclage s’en porte bien. 
Doublure cousue à même la pièce en laine, puisque le sac se monte d’une seule pièce. Le corps se fait en mailles serrées et le rabat en mailles serrées piquées dans le brin arrière. Il suffit ensuite de coudre les bords ensemble, et c’est terminé puisque la doublure est facultative.  Le patron est donc très facilement réalisable et accessible aux débutantes. 
Evidemment, je n’ai pas fait exactement le même nombre de mailles que celui préconisé par le pattern original. J’ai dû adapter au monstre de machin en cuir de la Dame. Par contre, je ne me rappelle pas combien de mailles j’ai monté … De même pour le nombre de rangs montés … Je pense à une vingtaine en plus … Je n’ai pas compté, j’ai mesuré, du genre à l’arrache (comprendre, avec le porte-feuille posé dessus pour être sûr que ça entrait). 
Bon apparemment, la Dame l’aime beaucoup. 
J’ai passé deux ou trois jours dessus … Autant dire que pour moi c’est beaucoup trop long pour ce que c’est. En théorie, en une soirée, il aurait dû être terminé. Mais bon, ce qui compte, c’est qu’il soit terminé !

Défi 13 entre amies : Août ou le souvenir.

Avant de commencer ce billet comme je le fais d’habitude tous les mois … 
Je remercie toutes celles qui m’ont laissé un petit mot d’encouragement, de soutien,  ici ou ailleurs, en rapport avec ce que j’ai écrit sur le départ de mon huahua. Je ne vous ai pas répondu individuellement. J’avoue ne pas en avoir eu le courage. J’ai écrit ce texte parce que je voulais dire au-revoir à mon chien, n’ayant pas eu le courage d’aller le voir une dernière fois à la clinique vétérinaire. Je pense qu’à ma façon, c’est ce que je pouvais faire de mieux. Ce n’est que quand les petites bêtes ne sont plus là qu’on se rend compte à quel point elles comptaient. 
Cette petite boule de poils manque énormément à mon quotidien et j’essaies de changer mes habitudes pour ne pas trop subir ce manque. J’essaies également de poursuivre certaines choses, et, dans cet optique, j’ai adapté mon défi 13. 
Alors … Aujourd’hui nous sommes le 13 août, jour du défi 13 entre amies. 
J’avais, rappelez-vous, choisi le thème : Plutôt fourmi que cigale. Le but étant de recycler une pièce et de ne rien acheter pour confectionner ce défi. 
J’avais prévu un vêtement confectionné à partir d’un t-shirt usé et de fil de coton détricoté. Je l’ai commencé quelques heures avant que le huahua tombe « malade », vous pouvez deviner que depuis je n’ai pas remis la main dessus. Sans doute que je le finirai plus tard. 
A la place, j’ai décidé que j’allais recycler la couverture de huahua. Je vous l’avais déjà montré sur ce blog, j’avais fait une petite couverture au crochet pour monsieur, juste assez grande, juste assez chaude, bref pile poil pour lui. Il n’y a qu’un chien qui puisse l’utiliser (vu qu’elle est pleine de poils). Et je me refuse à l’utiliser pour un autre futur chien, quelle que soit la date de son arrivée. J’ai toujours eu des objets spécifiques à tous mes animaux, donc on ne change rien. 
Et donc hier, pour ce défi, j’ai utilisé la couverture de Yoyotte, ainsi que les petites housses de rangement que Sophie m’avait cousues avec les chutes de ma robe de mariée, pour que je puisses l’emmener avec moi en Algérie. Je ne les utilisais plus, autant les recycler. 

Et j’ai tenté de faire un oreiller comme huahua les aimait. De ceux qu’il ne pouvait s’empêcher de piétiner et de laisser tomber son gros derrière dessus.

J’ai défait les trois housses, mais n’en ai utilisé que deux pour faire la housse de coussin.
J’ai cousu les deux rectangles ensemble, en laissant une petite ouverture pour le remplir de mousse, puis j’ai cousu la petite ouverture à points invisibles.
Puis j’ai défait les franges, le contour et les rectangles un à un de la couverture. J’ai réutilisé les moins abîmés, car huahua avait la fâcheuse habitude de gratter ces couvertures sans se soucier que ça allait déchirer quelque chose.

J’ai réutilisé  6 rectangles et ai refait un contour propre en mailles serrées pour pouvoir le coudre proprement. Couture visible au crochet entre les rectangles, de la même couleur que le contour, histoire de rester dans l’aspect dépareillé. Il me restait des micro restes de pelotes après avoir fait la couverture, on reste donc dans le recyclage.

Et puis je me suis retrouvé avec toutes les franges prédécoupées … Et je trouvais dommage de les jeter. J’avais vu il y a quelques temps, je ne sais plus où, un coussin un peu kitsch, plein de franges. Je me suis dit qu’on était plus à un truc dépareillé près, et j’ai tenté. 
J’ai brodé trois lignes (gris clair, noir, gris souris), plus ou moins droites (et oui j’ai tracé à la craie avant, mais ça n’empêche pas un panda de coudre pas-droit) avec le fil utilisé pour le contour de la couverture, sur lesquels j’ai alterné les franges. 
Et à chaque coin, j’ai remis les gros pompons qu’il y avait aux quatre coins de la couverture. Je les ai directement cousus dessus, en essayant de cacher la base du pompon avec une espèce de broderie. 
Bon ça ressemble à rien, mais ça recycle. 
Et nous voilà donc avec le coussin le plus plein de poils qu’on ne voit pas sur la photo (je n’ai pas eu le coeur de tous les retirer) au monde. Il ne va pas du tout avec ce qui l’entoure, que ce soit couleur, forme, ou thème. Mais je trouverai bien un jour.
Je sais bien que ce n’est pas le coussin le plus beau du monde, il est tout dépareillé, mais il aura toute une symbolique, et je suis une femme de symboles ^^. 
Et voici pour le défi d’Août.
Le défi de Sophie, ainsi que le prochain thème, c’est par ici

Ces petites bêtes

Ces petites bêtes qui envahissent nos vies. Qui bouleversent nos habitudes. Qui nous force à nous lever tard dans la nuit pour un petit pipi. Qui nous réveille trop tôt le matin en sautant sur le lit sans ménagement. Que l’on doit sortir même les jours de pluie. 
J’ai une petite bête. 
Un gros tas qui s’étale sur le canapé les jours de printemps pour profiter égoïstement du soleil. 
Un lourd huahua qui nous fait mal avec ses grandes aiguilles de pattes quand il nous passe dessus pour aller d’un bout du canapé à l’autre.
Un emmerdeur qui n’arrête pas de squatter mon lit quand je couds ou que je tricotes, attention aux aiguilles tu vas te piquer ou t’éborgner ! 
Un chanteur qui ne supporte pas qu’on lui taquine le bout des pattes et le fait savoir en faisant ses gammes.  
Un petit poney, qui ne peut s’empêcher de faire le beau en trottinant comme un cheval lorsqu’il croise d’autres chiens. 
Un trouillard qui a peur des gros cailloux et des vélos parce qu’il ne voit pas bien ce que cette grosse bête là fiche en plein milieu du chemin. 
Un crocodile qui ouvre la gueule sans faire un bruit chaque fois qu’on approche la main de son bébé en cours de machouillage. 
Un gros gueulard qui ameute tout le quartier de sa voix suraiguë de castré pour signaler qu’ici c’est lui le maître. 
Un gros bébé qui se fait caliner et bisouter mille fois par jour par 4 personnes différentes. 
Un arnaqueur qui réussit à avoir des gâteaux rien qu’en ayant l’air mignon. 
Un gros « kipu » à qui je donne le bain une fois par semaine en lui disant « ooooh qu’il est beauuuu mon huahuaaaa » au moins 10 fois en 5 minutes.
Un fou d’amour de pioupiou qui lui fait faire la sérénade pendant 20 mins chaque fois qu’il en mange, Médor ou Chocolat dans la gueule.
Un gros gourmand qui ne sait pas s’arrêter de réclamer. 
Un profiteur qui élit tout endroit moelleux de l’appartement comme une extension de son lit. 
Un chiouinouin qui chouine pour un oui et pour un non, et surtout quand il se fait griffer la truffe par un chat. 
Un aventurier qui, un jour, s’est jeté dans les orties, tout entier, et en est ressorti tout bouffi. 
Un très bon joueur de cache-cache qui finit toujours par me trouver, mais sans utiliser son nez ! 
Une horloge canine qui sait exactement quand c’est l’heure de manger et qui n’hésite pas à te dire que tu es en retard pour préparer le repas, « tu abuses là, j’ai faim ! » .
Un chien plein d’amour qui sait y faire pour réclamer des câlins et des grattouilles en s’asseyant comme un gnome.  
Un bon chien qui cherche à te défendre … des mouches, car ces bestioles là, elles sont féroces ! 
Un gros dormeur qui en écrase pas mal, d’heures de sommeil.
Un gros péteur ! Qui a honte de lui chaque fois qu’il en lâche une. 
Un ronfleur hors du commun, on appelle ça « faire le paquebot ». 
Un petit con qui n’a jamais porté le pull blanc que je lui ai tricoté, il fait trop efféminé il parait ! 
Un gros frileux qui n’hésite pas à se glisser sous les draps de n’importe qui. 
Un collectionneur d’objets : pulls, lit, bébés, nonosses, couvertures, genoux et oreillers du lit des autres. 
Un squatteur de « photos pour le blog », mais si, il est partout ! 
Le temps que j’énumère tout ceci, mon petit chien est parti. Il s’est endormi et ne se réveillera plus. Mon petit père avait une tumeur au cerveau et nous a fait de grosses crises d’épilepsies sans prévenir. Il y avait des signes avant-coureurs depuis tous ces mois, mais on n’a pas compris … Il n’y avait d’autre choix que de te laisser partir, pour que tu arrêtes de souffrir, pour que tu fasses enfin un grododo. Toi qui aimais tellement ça dormir partout, tout le temps et dans toutes les positions. 
Mon gnognotte, tu ne verras jamais mon Nhomme-mari, et pourtant il arrive dans quelques jours. 
Mon yoyotte, tu n’essaieras pas le nouvel harnais que je voulais t’acheter pour que tu puisses encore plus poneytiser en public.  
Mon titoutou, tu n’as pas eu le temps de manger le pioupiou de ce mois-ci. Ta sérénade va me manquer. 
Mon petit Eliott tu me causes un gros chagrin. Toi qui es arrivé dans nos vies sans prévenir, tu as pris une place énorme et tu laisses un gros vide derrière toi, sans prévenir aussi. On a fait tout ce qu’on pouvait pour te rendre heureux, et tu as oublié tes friandises ici. 
Ma petite bête est partie au bout de son chemin … 

Le plein d’amour ♥ (knit-test inside)

C’est enfin l’heure de vous présenter mon « bébé » ! 
Rassurez-vous, aucun mioche-rose-qui-fait-du-bruit-et-qui-prend-plein-de-place en route dans mon bedon. Non, pas encore.
Il s’agit en réalité de ma toute première création sérieuse au tricot. Oui oui, celle qui a un but lucratif, sur laquelle on passe des jours et des jours pour réussir à faire ce qu’on imaginait. 
Car, je vous en avais parlé, j’avais des doutes sur mes vues professionnelles liées au doctorat. N’y voyant plus d’intérêt, je laisse donc tomber pour de bon. Attendant l’arrivée du Nhomme pour décider de notre futur ensemble, j’ai voulu tenter un petit quelque chose. 
Je ne dis pas que la création sera ma porte de sortie, mais j’ai voulu tester et ça me plait beaucoup.  
Et donc, je vous présente Reine de cœurs, mon premier châle. 
Reine de cœurs, car je voulais faire comme une traîne de petits cœurs qui grossissent et se multiplient encore et encore. 
Et donc overdose de cœurs … 
Tout simplement parce que je l’ai créé en pensant à mon Nhomme-Mari. Je ne pourrai pas vous expliquer à quel point une relation à distance est difficile et demande énormément de prendre sur soi, même pour les choses les plus insignifiantes telle que tenir la main de celui qu’on aime. Quand on commence à y penser, ça nous bouffe de l’intérieur. 
Et donc, à l’intérieur du panda, il y a tout cet amour qui ne demandait qu’à sortir. Mes aiguilles se sont chargées du reste.
Je conçois tout à fait que vous puissiez trouver ça chargé, ou même dégoulinant d’amour gnangnan, mais c’est le but ! ^^’ Je m’excuse d’avance pour celles qui n’ont pas la fibre romantique…
Parlons de ce qui vous intéresse peut-être plus, le pattern ! 
Le châle mesure 125 cm d’une pointe à l’autre et 50 cm au point le plus large, ce qui permet quand même une bonne aisance autour des épaules. 
Je l’ai tricoté en Cotton light de chez Drops, couleur rouge (un rouge bien plus franc que ce qu’on peut voir sur les photos). Cela donne un châle épais mais léger, puisque c’est un fil d’été. 
La bordure du haut est faite au point de riz 2-2, pour changer de l’éternel point mousse à 3 mailles. La dentelle en forme de cœurs est un point très simple à retenir. La bordure du bas est rabattue de manière à pré-former les pointes avant blocage. De fait, si le blocage s’efface un peu au fil du temps, les pointes subsisteront légèrement. 

Le châle se construit du haut vers le bas, c’est à dire qu’on commence avec un petit nombre de maille, pour finir avec le nombre maximal. Néanmoins, c’est un châle qui monte très vite.

Edit : j’ai oublié de signaler que le pattern est un rang par rang détaillé, il n’y a pas de charts (pour tout vous dire, eux et moi on s’aime pas). 

Et c’est là que vous intervenez. Car j’ai besoin de vous, mesdames, mesdemoiselles les tricoteuses. Etant donné qu’il s’agit de mon tout premier châle, et donc de mon tout premier pattern, il me faut quelques courageuses pour le tester, disons 2, 4 maximum. 
Si l’aventure vous intéresse, il y a quelques petites choses que vous devez savoir : 
– Il est évident que vous aurez le patron gratuitement. Votre rôle sera de me dire s’il y a des oublis, des coquilles, des répétitions. Bref, toute erreur susceptible de fausser le pattern. Pour cela, il serait plus simple de rejoindre le groupe que je viens de créer sur Ravelry, Les défis du panda, toutes les données seront collectées sur un topic consacré à ce châle (ce qui évitera d’envahir ma boite mail !). Celles qui ne veulent, ou ne peuvent, pas tester ce pattern, peuvent évidemment rejoindre le groupe, d’autres Kal et tests sont à venir prochainement (je pourrais par exemple ajouter un topic pour le Kal chaussettes, pour celles qui bloqueraient, ou juste pour en papoter). Le groupe n’est pas obligatoire, mais vivement recommandée pour une collecte des informations plus rapide et plus pratique pour toutes. 
– Pour ce châle, j’ai utilisé, comme je l’ai dit, de la Cotton light de chez Drops. Il est impératif que vous n‘utilisiez pas ce fil pour tester mon pattern. En effet, il me semble que le but d’un test est de confirmer que le patron peut être exécuté avec n’importe quel fil qui conviendrait à l’échantillon. Nous n’achetons pas toujours la laine recommandée. D’autant que si vous avez un fil en stock susceptible de convenir, ce sera encore mieux !
– L’échantillon donc : 21m x 28 r = 10 x10 cm, aiguille n°4. A titre indicatif, j’ai utilisé 4 pelotes entières (50g =105m), soit 420 m tout rond. Le fil que j’ai utilisé est un fil DK/8ply. Il serait judicieux d’utiliser une laine du même acabit, mais ce n’est pas obligatoire. Ma version est estivale. Vous pouvez tout à fait faire une version hivernale douce et chaude, ou une version Lace pour un résultat très aérien, ou une version en lin pour plus de souplesse. Je n’ai aucune exigence à ce niveau. Idem niveau couleur, chiné, bicolore, multicolore, uni, c’est vous qui voyez. 
– Le test commencera dès que vous recevrez le patron dans votre boite mail. Vous aurez jusqu’au 30 août inclus maximum pour le terminer ET me fournir toutes les données qui peuvent améliorer le pattern (corrections, fil/matière utilisés, grammage/métrage requis au final, etc). Il est possible que je vous demande la permission d’utiliser l’une de vos photos du châle fini dans le pattern final. 
– Pour être choisie comme testeuse, il faut me laisser un commentaire sous ce billet avec la laine que vous utiliseriez pour le faire et je vous recontacterai via votre blog ou votre adresse mail si je l’ai ( du coup n’hésitez pas à laisser votre adresse de blog, certaines, que je connais moins, l’oublient et je ne peux pas vous retrouver sans ça). 
– Lorsque la phase de test sera finie et le pattern final écrit, vous pourrez évidemment publier sur votre blog si vous le voulez. 
Voilà, si le coeur vous en dit … 
J’en profite pour demander à Milo et Sylvie, qui se sont toutes les deux inscrites au Kal chaussettes, de me laisser un lien de votre blog (si elles ne passent pas par là, mais que vous les connaissez, n’hésitez pas à me dire où les trouver, le panda ne trouve pas avec seulement les noms). 

Force Jaune

Et voilà un mois de juillet qui est passé bien vite, vous ne trouvez pas ?

Trop vite en ce qui me concerne, tricotesquement parlant. 
Car, dans une autre mesure, il est passé bien lentement. Amoureusement parlant. Car nous y voilà, mon Nhomme-Mari débarque au pays dans 15 jours !
Vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis heureuse, soulagée, déstressée, en un mot ZEN. Ce fichu visa a finalement était obtenu après 16 jours (!!!) d’attente angoissante et dévoreuse du temps qu’il me reste à vivre sur notre bonne vieille planète. 
Pourquoi je vous annonce ça ? Déjà, parce que j’avais envie de partager à plus grande échelle que mon entourage proche. Après tout, je vous bassine avec ça depuis x temps, autant aller jusqu’au bout ! 
Mais aussi parce que, je vous l’avais dit mi juillet, j’avais lancé plusieurs défis à Sophie, pour ne pas qu’elle s’ennuie de désespoir tricotesque tout l’été durant. 
Aujourd’hui, premier août, le défi du panda était : un gilet ! Mais attention, restrictions obliges, puisque défi du panda, interdiction de chercher un modèle sur Ravelry, il fallait consulter uniquement ses favoris, et les magazines en stock, et tant qu’à faire, utiliser de la laine de notre stock également. 
Le rapport avec l’arrivée du Nhomme ? 
C’est tout bête, la couleur du gilet ! 
J’avais choisi un modèle dans le catalogue Sandra été 2012. De la dentelle, évidemment. De la laine grise. Commencé au début du mois de juillet, j’avais un mois entier pour le finir tranquillement. 
Mais … 
Après un dos, une manche, et un demi-devant …. 
Il m’a lassé ! 
La bonne nouvelle étant arrivé entre temps, mon humeur a changé de couleur, j’avais besoin de … JAUNE. 
Zou, on laisse tomber le gilet gris … à une semaine de la date buttoir !!! Pas folle le panda, à part ça … 
Eh ben, figurez-vous, que j’ai quand même réussi ! Preuve : 

En une semaine, top chrono !

 Du jaune qui pète les yeux, tout droit venu d’Algérie ! Et oui, tricoté en pleine chaleur ! Bon, je ne suis pas cinglée, c’est du 100% coton ! Et puis, pour une fois, ce fil algérien est un très bon fil ! Doux, solide, ne dégorge absolument pas, avec une très bonne tenue. Bref, ravie !
Le petit truc drôle sur ce lot de pelote. L’une des six pelotes était une fois et demi plus grosse que les autres ET, surprise, lorsque je suis arrivée au rouleau, le fil était … rouge !

Mais mis à part ça, aucun problème.

Après un rappel des mes propres règles par miss Sophie, j’ai choisi ce modèle : Frontier, du magazine Rowan 51. Qui existe aussi en version pull, Amelia. Comme vous pouvez le constater, théoriquement, le gilet/pull moule au niveau des côtes et devient bouffant au niveau du motif. Mais, ce n’est pas une coupe qui m’aurait mise en valeur. Donc, pour satisfaire mon échantillon et ma morphologie, j’ai fait la taille XL et j’ai bloqué très grand. 

Comme je l’ai dit, mon échantillon ne correspondait pas du tout. Donc, j’ai utilisé un fil doublé, aiguille n°3.5 et 5.5. Au final, j’ai suivi les directives de la taille XL, tout en recalculant toutes les diminutions de mailles. Sinon, il aurait été immense  ! J’ai également dû adapté au niveau des manches pour réussir à les recréer comme sur le modèle.
Petit « défaut » du gilet : une construction basique. Un dos, deux demi-devants, deux manches, et la reprise du col en côtes, ainsi que de la patte de boutonnage. Heureusement, le point et sa rapidité de réalisation le rendent presque agréable à tricoter.

Calcul que j’ai oublié de faire au niveau de la patte de boutonnage. Du moins, je me suis contentée de faire la patte correspondant à la taille M. Mais il semble que ça n’a pas été suffisant puisqu’elle gondole chouïa. 
Les coutures ont été faites au crochet 3.5mm. Ce qui  me semble indispensable pour ce genre de motif. En tout cas, à l’aiguille, ça m’aurait gonflé et ça aurait été sans doute moins réussi. 

Bref, un petit gilet léger, parfait si l’été est frisquet. Ce qui n’était pas du tout le cas pendant la séance photo, j’ai cru mourir de chaud ! Ce fut donc séance express. Et même que j’ai la flemme de faire des retouches !

Vous remarquerez le joli motif en zigzag. C’est un point très sympa à faire. Très rapide, assez inattendu. Pour créer ces grandes boucles, il faut tourner le fil plusieurs fois autour de l’aiguille avant de tirer la maille sur l’aiguille de droite. Puis au rang suivant, on tricote uniquement le premier brin, et tout le reste forme la boucle. C’est un point que j’ai trés envie de réutiliser ailleurs.

Pour finir, de « petits » boutons en bois peints, fleuris et printaniers. Ils ne sont pas si petits que ça d’ailleurs, ils font 3 cms de diamètre. Je les avais en stock depuis un moment, je me suis dit que c’était le moment où jamais de les sortir !

Mis à part cela, j’ai eu quelques critiques de la part de mes collègues de travail (dans mon dos, mais j’ai l’ouïe fine) le jour où je l’ai porté la première fois, comme quoi il serait « … bien trop jaune, trop flashy et j’aurai honte de porter ça ». 
D’ailleurs la couleur du fil est très fidèle sur la photo qui suit, qu’en pensez-vous, c’est too much ? 
Bon, de toute façon, je m’en fous un peu de ce que mes « collègues » peuvent penser. Moi j’adore le jaune, j’aime en porter, ça illumine ma journée quand je n’ai pas le moral et c’est un indice de ma bonne humeur les autres jours. 
Quoi qu’il en soit, voilà un défi terminé ! Pour voir celui de Sophie, c’est par ici
Néanmoins, j’aimerai bien faire un second gilet pour la rentrée, mais pour l’hiver cette fois. Seule interrogation, quel modèle ? 
Et enfin, dernière chose , d’ici quelques jours, j’aurai besoin de vous, je dois vous parler de mon « bébé » !