La menteuse

Je n’arrête pas de dire que je n’ai rien à, ou que je ne peux rien, vous montrer en ce moment, mais c’est on ne peut plus faux !

J’ai la flemme.
La flemme de prendre des photos car je n’ai plus de « mur » dédié à mes photos portées (vis ma vie de blogueuse, yep). J’ai récemment entièrement refait mon salon, et mon espace de travail + celui du nhomme ont pris le tout dernier bout de mur plus ou moins blanc que j’utilisais. Et dans la chambre, même topo, y ‘a le vélo d’appartement qui squatte (oui le panda transpire depuis quelques temps) le seul mur « utilisable et un peu clair », donc faut tout déplacer. Et, c’est bien connu, les pandas sont feignants !

Et puis même comme ça, les photos sont pas terribles … Et j’ai beaucoup de mal à avoir mon Nhomme-photographe disponible, rien que pour mes tricots, alors pour la couture …

Car des choses à vous montrer, j’en ai, niveau couture.

Je ne couds plus beaucoup, essentiellement par manque de temps. J’ai tellement bien organisé mon temps de travail que je ne fais plus que ça. Alors, de temps en temps, le week end, je m’autorise des heures coutures pour décompresser et me faire plaisir. Aujourd’hui, je vous montre trois week end couture + un teasing tricot !

Le première modèle, une petite robe de fin d’hiver :

IMG_0971

Mix robe Plantain/influence Lisette de Lilicommetout

T. ?? (la plus haute mais remaniée sous poitrine)

jersey de coton épais, marron glacé, qui-a-un-nom-mais-je-m’rappelle-plus, 5€ le m, Myrtilles Angers

Alors pour ce modèle, je suis (encore) parti du Plantain, de Deer & Doe. Du moins pour le haut. Je ne sais plus très bien ce que j’ai fait …. ça date de février au moins … Bref, j’ai trouvé la bonne élasticité de tissu, les bonnes mesures, tout le gras rentre, ça ne serre pas et c’est agréable à porter. Le jersey est un poil épais pour faire de jolis plis, mais j’étais contente d’avoir quelque chose qui ne m’écrase pas la poitrine (cf. la petite robe rouge et noire de Noël). 

IMG_0931

Pour cette fois, j’avais envie de souligner un peu ce marron tristounet avec l’un de mes jolis biais liberty (ça coute un bras, mais c’est beau !). Je me suis dit, qu’après tout, si je les gardais toujours planqué, attendant LE modèle miracle, ben je ne les verrai pas beaucoup !

Donc petit biais à roses roses vertes et jolis branchages fleuris. Un gros coup de coeur biais-esque <3.

Robe suivante, ou plutôt tunique, qui date début avril :

IMG_0945

Basilic, de Christelle Coud

T.48 jusqu’à la poitrine, 46 sous poitrine

Coton fluide légèrement élastiqué algérien, offert par B-M, d’un bleu canard que-j’aime-d’amour-mais-impossible-à-prendre-en-photo,

L’un de mes patrons préférés, si ce n’est mon préféré, est de retour, Basilic, pour les intimes. L’un des rares patrons que je refais sans bouder, tellement j’aime être dedans. Bon j’ai pas tout bien capté ce jour là, j’ai coupé un 48 non modifié, et je me suis retrouvé avec une jupe 46 … Je soupçonne l’idiote de panda d’avoir fait cerveau à part la dernière fois que je l’ai cousu et d’avoir modifié le patron sans me le dire. J’ai dû faire des raccords à la sauvage, ni vu ni connu, mais je rentre dedans, c’est l’essentiel ! Ca m’a permis de découvrir que, la coupe qui met vraiment mon buste en valeur, c’est la « taille empire ». Donc cintré sous-poitrine, plutôt qu’au niveau de la taille (quasi inexistante, merci corps en H), on évite l’effet saucisson. Encore une fois, j’ai craqué pour la version mancheron, le détail qui cache le gras du bras sans alourdir.

IMG_0922

Et comme on a qu’une vie, j’ai « sacrifié » un autre biais liberty, à petites fleurs bleues trop choupinet (je ne sais pas si c’est réellement du liberty, je les paie cher, ça c’est sûr, ils sont nommés ainsi dans le magasin, mais après, tout ce qui a des fleurs est nommé à tort et à travers liberty donc …).
Oui, z’avez bien lu, je porte et j’AIME du bleu. Mais canard hein ! Attention.

IMG_0927

Evidemment, les poches ont reçu leur petit passepoil maison.

Niveau tissu, il s’est lui aussi mis à bouloché, mais ne bouge plus depuis, comme les autres que j’ai coupé. Et lui aussi a rapetissé après les deux premiers lavages (comme les autres ! Pourtant je prélave tous mes tissus …). Mais ça reste assez long pour cacher le popotin.

Et enfin, la dernière robette, qui est en fait une toile dans un coupon trop court, donc tunique d’essai faite ce week end :

IMG_0952

Modèle ultra modifié de la robe 413, Burda + A-H 2014

T. … mélange de 3 tailles (48>52)

Crêpe de coton (je crois), jaune paille, 140×120, chippé à 2.50€ à Myrtilles

Ce qui est intéressant avec Burda, c’est que je zyeute toujours des modèles qui ne m’iront pas, c-àd, cintré à la taille. D’ailleurs, le modèle en lui même a un gros potentiel mamie sur le papier.

Le haut se travaille comme un bustier empire. 4 parties devant, 4 parties dans le dos, un grand col châle avec fronces poitrines devant, et un zip invisible et fronces dans le dos. Le bustier descendait bien trop bas pour moi. J’étais bonne pour l’aspect saucisson d’office. Donc j’ai raccourci les 4 parties (je les ai pas toujours cousues correctement les unes avec les autres d’ailleurs … HUM) de manière à ce que le passepoil arrive bien sous ma poitrine (ça fait quand même 15 bon cm en moins …) et j’ai coupé l’empiècement en V inversé d’une seule pièce, pour éviter de souligner des formes que j’aimerai oublier. Bref, tout ça pour obtenir une taille empire à ma taille.

IMG_0932

Je n’ai absolument rien compris aux explications du col châle. Du moins le début ça allait, mais ils m’ont perdu à la ligne de couture au repère transversal du devant inférieur et de la parementure … Gné ? J’ai fait à ma sauce, je pense que j’ai capté la technique, mais le dieu du vocabulaire burdaesque n’était pas avec moi ce jour là. Séparément, j’ai compris les mots, mais tous ensemble, Gné quoi !

IMG_0933

La à aussi, j’ai sorti l’un de mes jolis biais planqués gardés précieusement. Je ne sais pas ce que c’est, un croquet ? Ce n’est pas vraiment du biais, il n’a que deux faces et se pose en « pince ». Bref, l’est joli, c’est tout ce qui compte. J’avais un peu peur de l’effet chemise de nuit, mais ça va à peu prés.

J’ai un poil foiré mes fronces de poitrine, l’un des cotés à une partie non froncée … mais chuuut on a rien vu !

IMG_0934

Mis à part le zip que j’ai eu la flemme de recouvrir de biais (donc ça fait pas propre), je trouve l’encolure plutôt propre, et le col tombe très bien (je ne l’ai pas entoilé d’ailleurs => gare à l’effet col claudine rigide et moche).

IMG_0935

D’ailleurs, ce zip, dont j’étais particulièrement fière, car le seul truc mal fait est la jonction couture/zip … est inutile, je peux l’enfiler sans … Ce n’est pas le but, me direz-vous. J’en ai conclu que je l’ai taillé trop grande, comme d’hab :p. Il faudra compter une taille en-dessous pour la prochaine.

J’ai supprimé les manches ballons, gros potentiel jambonneaux du bras, au-secours.

Bref, elle me plait bien, bien que le tissu manque de souplesse, elle fait un peu raide au tombé, mais ça reste une toile portable.

Et je suis à jour dans mes cousettes, yeah !

En réalité, j’ai cousu plein de petites choses, essentiellement des toiles, ratées, donc pas forcément intéressantes, si ce n’est qu’elles m’en ont appris pas mal sur ma morphologie.

Le panda n’oublie pas ce qu’il a dit au début de cet article, j’ai un petit teasing tricot pour vous. Vous ne pourrez quasiment rien deviné, sauf si vous êtes testeuses de l’un de ces modèles, évidemment … Qui d’ailleurs n’ont eu que des photos moches de tout ceci (et je n’ai toujours rien pris en photo depuis).

Voici ce qui m’occupe depuis fin mars environ :

IMG_0973

Et oui, ce sont mes prototypes du moment. Aucun n’est sorti, ils sont presque tous en court de test.  Vous pouvez y voir 3 modèles été, 2 hiver. Oui je prends de l’avance ^^.

Il y en a encore 3 à venir d’ici juin, donc, voyez, je travaille pas mal et c’est assez frustrant de ne rien vous montrer, surtout quand ça fait déjà quelques mois que c’est prêt !

Sans compter que je bosse sur un nouvel espace boutique … ALM, ce sera bientôt fini ! Mais comme je suis nulle, ben ça n’avance vraiment pas vite !

Bref, voilà un looooong post de terminé, je ne sais pas quand j’aurai un nouveau petit truc à vous montrer, j’ai plein d’envies coutures, mais peu de temps, j’ai plein de prototypes, mais rien n’est fini d’être testé …

Je trouverai bien 😉

Publicités

Je copite

Ça vous est déjà arrivé d’avoir une robe que vous adorez porter mais qu’il serait grand temps de jeter car vraiment plus jolie à regarder ? Brûlée par la transpiration, tâchée, déchirée …

Une robe qui ne vous met pas forcément en valeur, mais on s’en fiche, on est tellement bien dedans ?

Moi j’en ai une ! Cries le petit panda.

Et cette robe, je l’ai autant aimée que détestée, mais qu’est-ce que j’ai pu la porter !

Je n’ai jamais vraiment aimé sa couleur, trop terne, trop triste pour l’été. Et je n’ai jamais aimé la silhouette qu’elle me faisait de dos, on dirait un sac à patates.

Mais j’ai toujours adoré son confort, sa légèreté, sa forme …

Et donc, hier, j’ai enfin cédé à l’appel de l’émission « Cousu main » (que voulez-vous, je suis faible et le replay est là), et j’ai regardé. Et bien que l’émission ne m’apporte pas grand chose au niveau technique, elle donne des idées ! Et surtout, elle donne envie de laisser sa TV de côté et de se poser derrière sa MàC.

J’étais dans ma robe fétiche et je me suis dit … Allez hop, à poil ! 

Hein ? Quoi ? Il déraille le panda ! Quel rapport ?

Ben fallait bien que j’enlèves la robe pour pouvoir la refaire non ?

Rassurez-vous, j’étais en sous-vêtements et mes volets étaient baissés. 

Donc la petite robe de mon coeur, c’est celle-ci :

DSCN4214

Aujourd’hui c’est flou, désolée 🙂 

J’ai ouvert ma caverne à tissus, et je suis tombée sur un coton imprimé oublié depuis un an, exactement la même matière que ma robe ! En 2 mins, j’étais décidée. J’ai posé ma robe sur le tissu (sur le sol … plein de poils de chien, chouette), dessiné les contours à la louche, jubilé de voir que tout rentrer dans mon coupon et voilà :

DSCN4208 toujours flou !

patron maison copité, T46 du commerce

1×1.40m de coton imprimé, base grise, Myrtilles Angers (zone 1.50€ le m hiiii !)

vieux biais marron d’au moins 20 ans

Et donc, c’est l’amour fou nous deux, je la porte en ce moment même ❤

J’ai rallongé un peu la longueur du corps par rapport à l’originale et diminué celle du volant, histoire d’éviter l’effet sac à patate de dos. Ça marche bien, mais sac à patates un jour, sac à patates toujours. Elle est aussi un poil moins large que l’originale, je n’avais pas de quoi pour faire des marges de couture, mais le modèle est déjà très loose à la base, donc ça ne gène pas.

Bon, elle est un poil trop courte à mon goût, elle arrive juste au-dessus du genou, 5cm en plus et j’aurai été ravie. Rien que pour faire un ourlet un peu plus propre sur l’envers.

DSCN4209

Oups, j’ai oublié un petit fil … 

J’ai utilisé un biais marron non élastique effet cuir, pour marquer légèrement un contraste, pour les emmanchures et les bretelles dans la continuité, j’en suis plutôt contente.

Les smocks se sont bien passés pour une fois ! Aucun cafouillage, la MàC a coopéré ! Je les ai fait avec un fil contrastant bordeaux, qui ne se voit pas du tout sur les photos, yeah !

Portée par mon moi de chocolat, ça donne ça :

(et portée par moi tout court, c’est ici ou , et c’est toujours flou et en plus sombre).

DSCN4211

Le truc pas pratique avec un moi de chocolat en papier, c’est que du papier peinture-vernis-collé, ça fait glisser les bretelles !

DSCN4212

Et donc de dos, l’effet sac à patates bien moins marqué que sur l’original, mais présent quand même.

Un petit zoom sur l’imprimé, qui contient à la fois des rayures brodées, et des imprimés floraux peints (grand amour je vous dis !)

DSCN4213

Bref, je suis contente de mon premier copitage sur vêtement du commerce, ça m’a pris au grand maximum deux heures pour trouver la combine, la prochaine sera faite en une heure max.
Ah oui, je vous ai pas dit, maintenant que j’ai vu que ça fonctionnait … je vais m’en faire plein !!

Hein, c’est la fin de l’été, c’est trop tard ? Mais mais mais, c’est l’été indien en ce moment non ? Il fait 28° ! C’est mieux qu’en Août non ? 😉

La Dame dans la prairie

Comme vous le savez, j’ai passé quelques jours chez la Dame, pendant que le Nhomme mourrait de chaud sous 50°c à l’ombre en Algérie.

Du coup, le panda qui a tout le temps chaud à partir de 32° est un peu moins déçue de ne pas y être allé ah ah !!

Le but de cette visite ? Bosser pour le frangin.

Et devenir un esclave de couture ! 

J’ai eu 6 jours de vacances production, 6 grosses pièces cousues, paf, une par jour !

Et puisque tous les mâles de la maisonnée (y compris Cadoc)  ont eu leur part, il n’était pas juste de partir sans ne rien faire à la Dame. J’ai donc repoussé mon départ d’une journée pour lui faire une robette fleurie.

DSCN3994

Modèle I du bouquin japonais 1,2,3, piquez tout droit

Taille donnée en exemple dans le bouquin (équivalent à un 38/40)

Jersey non élastiqué de coton blanc fleuri, millésimé 1975, provenant tout droit du garage de Mamie Panda *

*Mamie Panda a eu une maison qui ressemble à une zone de stockage, type caverne d’Ali Baba sans or

Presque pas de modification. J’ai juste remplacé les pattes d’encolure par du biais contrastant.

Même qu’on a fait « choisis, main droite ou gauche  » pour se décider entre le beau jaune canari ou le violet foncé au bout de 10 mins d’hésitation. 

DSCN3998

Patron plus que basique et bouffeur de tissu. Nous avions récupéré dans la caverne de Mamie Panda une coupon de 160×360, j’ai bien dû en utiliser la moitié pour faire juste la jupe.

DSCN3996

Le plus long dans tout ça … les ourlets de la jupe … J’ai bien mis une heure ! Ah et aussi passer le cordon à travers sa glissière, trop serrée sur les cotés, là où on joint plusieurs épaisseurs de tissu. J’ai mal lu les indications, j’ai cafouillé, ceci explique cela.

Et donc, voici la petite Dame dans la prairie :

DSCN4007

Evidemment, il a fallu accorder le papeau (le chapeau qui n’en est plus un, tout déformé le pauvre) ! Hop hop, un petit cordon de 160 cm plus tard, et tout est raccord.

Et puis avalanche de photos :

DSCN4008

DSCN4009

Ça c’est la tête de la Dame qui chouine parce que je ne prends pas les petites fleurs jaunes en photos en même temps que la robe. 

DSCN4010

Et ça, c’est la tête de la Dame contente quand je les prends en photos, voilà, ma mère à 6 ans ! 

DSCN4012

Et puis une petite dernière pour vous rendre compte de l’ampleur de la jupe. 

La longueur la plus courte arrive 10 cm au-dessus du genou, mais est caché par le surplus de tissu. Je la trouve toute mignonne cette robe, un peu kitsch, mais pas trop. Passe-partout quand le soleil est là.

Niveau couture, cette robe est très simple à faire. Au final, ce ne sont que des rectangles assemblés ensemble. D’ailleurs, je n’ai rien coupé au ciseau, j’ai « déchiré » directement le tissu en faisant des encoches aux mesures données. La seule chose que j’ai coupé ce sont les emmanchures, une petite diagonale. Donc très rapide à couper, rapide à assembler, et rapide à porter !

Je pense me la faire un jour, quoi que je n’ai pas du tout la même silhouette que la Dame, je doutes qu’elle mette en valeur mes hanches ! Mais avec deux trois modifications, ça devrait passer tout seul :).

4ème modèle cousu depuis ce bouquin, prix mini définitivement rentabilisé !

Alors, qu’en pensez-vous ??

Sortons les gambettes #1

Bien le bonjour !

Alors, ouiiii je sais, en ce moment, ça cause pas mal couture sur ce blog … Promis, je ne me suis pas reconvertie en couturière, je tricote toujours, mais j’ai décidé de garder mes nouvelles créations pour septembre prochain 🙂

Et donc, puisque j’ai besoin de pauses pendant tout ce tricot, je couds !

D’ailleurs, je crois que plus je couds … plus je me débarrasse de mes « anciens » vêtements … Donc l’armoire ne se remplit pas vraiment hum … Pour une cousette, deux vêtements sont « jetés » … Donc plus je couds, plus je dois coudre … Et plus je vais vous embêter avec ça sur le blog cet été, vous êtes prévenues 😉

Aujourd’hui, on sort les gambettes (malgré le temps de Juillet qui ne sait plus quoi faire, un jour de beau temps, un jour de frais).

Décides-toi Juillet ! 

Il y aura trois « opus » puisque j’ai trois robettes à vous montrer ! La première est toute fraîchement terminée d’hier ! Bon sur le cintre, elle ne donne pas grand chose :

DSCN3960

DSCN3961

Il s’agit du modèle Robe croisée 414, du magazine Burda Plus Printemps-été 2014. Deuxième modèle cousu depuis ce magazine, il est donc rentabilisé maintenant :). Niveau tissu, un coupon de 1.90×1.50 provenant d’algérie, un coton légèrement stretch en largeur que j’ai piqué avec une aiguille à jersey.

Modèle qui m’a demandé beaucoup de modifications, voulues ou non.

Pour commencer, comme toujours, selon Burda, je suis foutue bizarrement. J’ai une poitrine 48, une taille 52, des hanches 50 …. tout ça tout ça. Vu la coupe du modèle, je me suis dit que j’allais couper une taille 52 directement, comme ça j’étais sure que ma taille passerait …

AH …
AH …
AH …

Essayage sur mannequin-maison (je vous le montre bientôt), je me rend compte que si je fais les pinces dans le dos, la taille ne passera pas. Soit, exit les pinces (qui faisait pourtant super jolies !).  Maudite taille ! 

Evidemment, la poitrine est trois fois trop grande, mais facile à corriger.  Maudite poitrine ! 

Je couds tout ce petit monde en décidant que NON je ne ferais pas de doublure ! Envie de tester une technique inédite chez moi, la parementure au biais ! Et c’est génial comme technique ! J’ai regardé une vidéo de chez T&N ici, pour être sure de ne pas faire de bêtise. J’en ai profité pour en mettre sur le zip invisible, histoire de consolider. J’adore cette technique, ça fait de jolies finitions quand on n’a pas de surjeteuse, probablement ma nouvelle technique fétiche.

Finalement j’essaies le tout … MAUDITES HANCHES !! Bibendum en puissance, welcome !

Conclusion, quand c’est si près du corps, ce n’est pas un modèle pour moi, avec ma corpulence actuelle !

Je modifie un peu tout  et j’obtiens ça (indulgence, indulgence, je ne m’aime pas sur ces photos bouuuh …) (oui faut que je m’achète des chaussures de filles, je n’en ai plus depuis le déménagement) :

DSCN3935

Donc, j’ai remonté les hanches au niveau de la taille, comme ça tout passe sans mochement mouler. Une petite ceinture taillée dans les chutes pour cacher la vilaine couture et le tour est joué.

DSCN3939

Contrairement à la photo ci-dessus, le zip invisible ne fait pas continuellement une bosse comme ça. Par ailleurs, j’ai réussi à le poser sans trop de souci, je m’améliore huhu. Autant le devant de la robe me plait moyen, autant le dos me plait beaucoup (malgré les pinces décousues). Je la trouve flatteuse pour mon popotin de panda. J’ai fait en sorte de faire la jupe plus longue sur le derrière même si ça se voit peut, ça couvre juste ce qu’il faut des mes genoux. #paranoïaquedugenou

DSCN3940

DSCN3946

Niveau poitrine, le croisé pourrait faire croire à un « déballage » dès qu’on bouge, mais non, tout reste parfaitement en place, sans découvrir plus qu’il n’en faut (testé et approuvé par le Nhomme).

Je suis méga fan des petites manches, c’est super chou, mignon, joli, … tout ça, mais ô combien gênant ! Les mouvements sont entravés. A porter quand on a rien à faire de particulier donc.

DSCN3950

Vous remarquerez que le Nhomme s’améliore nettement pour faire des photos, panda très fière !!

D’ailleurs, il s’est tellement pris au jeu, qu’il a fallu que je me retienne de rire …

DSCN3955

… quand Pixel a failli le faire tomber, les 4 fers en l’air, hihihi !

DSCN3954

Je la referai probablement en ajoutant quelques centimètres de tissu ici ou là, mais sans les manches, qui est d’ailleurs une variante disponible sur le magazine. Pourquoi pas en tunique ?

La prochaine fois, le sakapandâ sur le blog 😉

La jupe de mes rêves …

Il y a des nuits où je rêve …

Rien d’anormal, vous me direz.

Mais le panda, il rêve souvent de couture.

Dans son rêve, la plupart du temps, il se voit devant sa grande armoire à stocks, portes grandes ouvertes, cherchant un coupon de tissu enfoui.

Et, toujours dans son rêve, il coupe, il coud, il ourle, il repasse, et hop, un vêtement cousu !

Le matin, le panda se réveille, repasse son rêve en slow motion, et se dit  :

Hey, mais je l’ai vraiment ce coupon de tissus ! 

Hey mais c’était pas mal ce que j’avais cousu en rêve ! 

Hey mais si je le faisais pour de vrai ?!

Le panda raconte tout ça au Nhomme squatteur de lit, ce dernier se moque du panda, le panda le prend comme un défi !

Et voilà comment est née cette petite jupe !

DSCN3834

Patron maison de la jupe qui tourne un ti peu mais pas trop, avec petit jupon en-dessous et jolies roses ❤

Ce coupon de voile, je l’ai depuis …. un an et demi au moins ! Acheté en Algérie, gros craquage dessus, sans savoir vraiment quoi en faire.

J’ai d’abord fait le jupon, que j’ai élastiqué juste ce qu’il faut pour qu’il tienne à la taille sans serrer.

DSCN3838

Puis j’ai cousu le voile par-dessus la ceinture, depuis l’intérieur, en le fronçant légèrement, repassé la jupe « visible » à l’extérieur et surpiqué pour que le tout tienne bien place.

DSCN3839

Le peu de couture qu’il y a pu y avoir sont faites à l’anglaise. Le plus long à faire ? Les ourlets, ben oui 2m80 !

DSCN3836

Et voilà, en deux heures, une petite jupette qui manquait cruellement à mon dressing ! Maintenant il va falloir penser à faire des hauts pour aller avec ! Voilà ce que c’est de jeter toutes ses fringues sans prendre le temps d’en faire d’autres …

Et donc portée (et sans ma tête, car … elles étaient vraiment moches les photos avec ma tête) et avec un peu de vent :

DSCN3814

J’ai recoupé la longueur pour qu’elle arrive juste au genou, ce qui me laisse une jolie chute qui pourra servir de foulard à nouer ou à tresser dans les cheveux 🙂

Faut juste que je prennes le temps de le coudre ce foulard >.<

DSCN3820

Z’avez vu ces jolies roses ?? Et celles dans le fond, blanches ? Franchement, j’adore ce tissu ! Ça donne une touche romantique à une tenue plus que basique. La couleur de fond est une sorte de beige qui tire légèrement sur le vert. Le voile est suffisamment transparent pour laisser paraître le jupon, mais pas trop. Franchement elle est comme dans mon (fameux) rêve !

DSCN3821

Le jupon arrive 5 cm au-dessus du genou, le voile juste au genou, la longueur parfaite pour moi et mon côté paranoïaque du genou potelé qu’il ne faut pas trop montrer au monde entier.

Et vous, ça vous arrive de rêver de vos futures coutures ou prochains tricots ?

Ch’uis une tricoteuse qui déchiiiiire !!

Rho quoi ? C’était facile comme titre non ??

Et puis en plus, c’est vrai !

Vous voulez savoir pourquoi ?

Hé bien c’est tout bête, moi j’ai un sac à laine pour tricoteuse nomade. Vous savez ce que c’est une tricoteuse nomade non ? C’est la nana qui, quelque que soit le coin où elle va, emmène son tricot avec elle ! C’est moi donc (et, sans doute, vous aussi).

Alors je vous vois venir :

« Moi je trimbale mon tricot dans un tote bag, et ça va bien !« 

Mais, mesdames, mesdemoiselles, le tote bag, c’est has been ! Si !

Maintenant, toute crocheteuse et/ou tricoteuse qui se respecte DOIT avoir un sac à laine nomade.

D’où qu’il vient ce sac ? Hé bien c’est Saki, du blog Sakiko Jones n’a peur de rien, qui l’a inventé et qui met à disposition gratuitement le tuto pour le réaliser.
Et moi j’ai trouvé que c’était une idée formidable ce petit sac à laine. Car un tote bag, c’est bien pour transporter le tout, mais qu’en est-il lorsque, tricotant dans le train, on tire sur notre fil et la pelote se fait la malle dans les pieds des gens assis autour hein ?

Hé bien Saki a imaginé un sac ni ouvert, ni fermé, mais qui garde tout bien en place et à portée de main !

Le tuto à peine publié, j’ai sorti toutes mes chutes du moment, et j’ai cousu, cousu, cousu … Et trois sacs à laine sont nés !

DSCN3756

Oui je sais, quand je me lance, je ne sais plus m’arrêter … du coup, quasiment tout mon thermocollant y est passé !

Nous avons donc une version jaune foncée au passepoil fleuri :

DSCN3759

… avec intérieur version mini girafe :

DSCN3760

Une version à pois multicolores au passepoil rose pâle :

DSCN3764

… avec intérieur parme :

DSCN3765

Et enfin, mon chouchou, une version toute fleurie sur fond blanc avec passepoil marron foncé :

DSCN3762

… avec intérieur marron également (avec fils qui trainent en bonus) :

DSCN3763

Evidemment, les trois ne sont pas pour moi … Le premier est parti chez Béné, lors d’une opération SWAP dont je vous reparlerai plus tard, et le second est parti chez ma petite Belge préférée.

Le dernier est évidemment pour moi. D’ailleurs, le voici en fonction :

DSCN3766

Franchement, je le trouve très pratique ! La petite anse est pratique lorsqu’on veut se déplacer avec (même s’il est bien rare de tricoter en se promenant, je vous l’accorde), mais cela a au moins le mérite de ne pas avoir à laisser son sac traîner parterre ou sur une chaise /ses genoux.

Il est assez spacieux pour contenir un en-cours type pull, à mon avis. Et le bonus dans tout ça ? C’est anti chien/chat/poussière/Nhomme qui a peur des pelotes qui roulent. Bien plus qu’un sac basique en tout cas.

Si vous avez quelques notions de couture et une màc à disposition, je vous invite à essayer de le coudre, d’autant que Saki a fait les choses bien, il y a des minis tutos pour les parties qui pourraient être difficiles pour une débutante.

Et puis si vous n’osez pas toucher une màc, Saki en a fait plusieurs exemplaires, elle les vend sur sa petite boutique ici.

Alors, ça vous tente ??

Moi en tout cas, il faut que je m’en couds encore deux ou trois pour en avoir un par en-cours, affaire à suivre donc 🙂

Petites violettes <3

Je vous en ai parlé sur Facebook, il y a quelques temps, j’ai eu des bébés à gâter ! La dernière fois, c’était un petit bonhomme.

Cette fois-ci, c’était une petite puce ! Et je dirai même, deux petites puces ! Ben oui, on gâte toujours bébé, mais on oublie souvent qu’il y a une grande soeur, ou un grand frère.

Donc, même si j’ai fait plus de petites choses pour bébé Louison, j’ai pensé à la grande soeur, Zoé.

On demande deux, trois conseils à la maman (qui tient le blog Ma petite factory) pour faire la bonne taille, choisir la bonne couleur et c’est parti !

Il semblerait que la petite Zoé aime beaucoup le violet en ce moment. J’ai donc choisi un joli tissu fleuri violet, ramené tout droit d’Algérie par le nhomme-mari l’été dernier.

Après des heures de recherches intenses (la couture, c’est un peu comme le tricot, pour choisir un modèle, c’est un peu la croix et la bannière tellement tout est choupi), j’ai jeté mon dévolu sur une jolie robette : The good deed dress, d’Elysium.

Et pour faire un duo avec sa petite soeur : la Flossie’s Pinafore.

DSCN3229

Pour Zoé j’ai fait une taille 4 ans. Même si j’ai eu un peu peur que ce soit trop petit … Il n’y a ni bouton, ni zip, la robe s’enfile par la tête. 

Pour Louison, du 6/9 mois, pour cet été. 

Ce sont donc des patrons en anglais, je commence à me familiariser de mieux en mieux avec les termes de couture, c’est bon signe !

Pas de difficulté particulière pour la Good Deeds Dress, du biais du biais, du biais. Un tissu, doublé, un peu fragile par contre, qui m’a valu quelques ratés pendant la pose du biais. Du coup, pour être sure que ça ne se défasse pas j’ai fait trois coutures sur l’encolure en essayant de croiser les fils de manière harmonieuse (on va dire ça comme ça, c’est pas encore ça !).

DSCN3234

Mis à part ça, je m’améliore dans mes raccords. J’ai fait des coutures anglaises partout. Ça prend un peu de temps, mais le fini est beaucoup plus propre qu’un simple surfilage je trouve. J’ai légèrement agrandi la jupe au niveau du tour de taille pour en faire une « jupe qui tourne », je sais que la plupart des petites filles adorent ça (moi la première)(non je ne suis plus petite, et alors ?).

Pour la Flossie’s Pinafore, la seule difficulté a résidé dans le fait de tout doubler partout. Et quand il s’agit de couper deux pièces identiques, c’est déjà galère pour le panda, alors quatre, je vous laisse imaginer … Excepté ça, rien de complexe. Les boutonnières se passent toujours aussi bien (regardez-moi ces jolis petits boutons qui brillent, je les aurai bien gardés pour moi tiens !). Coutures anglaises également. J’ai simplement rajouté un biais pour faire l’ourlet du bas, pour que ce soit raccord avec la robe de sa grande soeur (un ourlet de moins est toujours bon à prendre).

DSCN3232

Voilà donc les deux petites robes qui m’ont donné envie de me coudre ma petite robe grise et ma petite robe rouge (ah ah vous ne la connaissez pas celle-là !)

Et je dois dire que j’adooooore ça ! Coudre pour les enfants c’est presque rapide, c’est trop mignon, c’est troooop de possibilités, ça coûte beaucoup moins cher que pour mon gabarit en tissu.

Est-ce qu’il a d’autres bébés à venir sur la blogosphère ?? Dites-moi, dites-moi ! (et ne le dites pas au Nhomme-Mari, qui trouve que je prends goût trop facilement à la couture pour enfant)(aka il ne veut pas d’enfant tout de suite, mes aventures couturesques commencent à lui faire peur).

Evidemment, je n’ai pas fait que ça, la suite au prochain billet 😀

Recyclage #6

Et me revoici avec un nouveau recyclage du fin fond de mon armoire. 
Pas de robe cette fois, non, non, je vous l’avais dit. En fait, on va dire que si. C’est une robe, mais alors très courte, que je porte en tunique. Voilà. 
Pour cette fois, je suis partie de ces deux vêtements : 
Un chemisier très peu porté à cause des manches ballons (j’avais craqué pour l’imprimé et non la forme) et une jupe en lin/coton noire de chez Camaïeu, achetée il y a 4 ans environ, peu portée également (le truc de la jupe au niveau de la taille, tout ça tout ça). 
Et j’en ai fait ça :

Grimace  du jour durant la session n’°1 à gauche !

 Alors, oui, je sais, on voit pas grand chose ! Je ne sais pas ce qu’il s’est passé. Ce(s) jour(s) là, il n’y avait pas de soleil, mais du nuage blanc en pagaille, oui ! Du coup, je ne sais pas comment je me suis débrouillée pour régler l’appareil, mais ça faisait trop de lumière pour lui. Bon vu que j’étais aveuglée, ceci peut expliquer cela … Je n’avais plus de piles non plus, ceci peut aussi expliquer cela …
Désolée pour le legging qui n’est pas du tout du même noir (délavé donc, il sert de pyjama en réalité). Du coup, je me suis rendue compte qu’avec une jupe, ce n’était pas trop mal, excepté le fait qu’elle n’est pas du même noir non plus … Cela m’incite donc à prévoir une jupe noire en voile comme prochaine couture ! Et elle est bien trop courte pour que j’oses montrer encore plus mon gras et ma cellulite. 
Du coup, je vous épargne ma face sur les photos suivantes (oui, pourtant il n’y aucun rapport avec ma cellulite). En réalité, il y a eu plein de photos faites, mais rien à faire, je ne m’aimais pas ce(s) jour(s) là, tout est passé à la trappe ou presque. Je vous montre le minimum syndical bloguesque. 

 Et donc, dans le dos, avec un peu moins de lumière ça donne ça :

Ce que j’ai fait : 

– Retiré la fermerture zip sur le coté de la jupe et décousu un peu plus bas pour former une ouverture.
– Défait complètement la ceinture de la jupe (qui était doublée bizarrement) et refait un ourlet plus fin. 
– Incorporé des oeillets sur les deux cotés de l’ouverture pour pouvoir y introduire un lacet. 
– Décousu une des manches du chemisier pour tailler les deux bretelles dedans. 
– Réutilisé le galon qui servait à fermer le bas du chemisier pour créer le laçage du dos. 
– Cousu les bretelles seulement à l’avant de la jupe.
– Incorporé des oeillets là où les bretelles auraient dû être cousues à l’arrière.
Un petit zoom pour bien voir le joli tissu fleuri :

Mais alors pourquoi des oeillets ? 

Tout simplement pour pouvoir le porter de deux façons. Soit version bretelles, soit version dos nu noué dans le cou ! Il suffit de passer un petit lacet dans les œillets (ceux dans la bretelle et ceux dans la jupe), de nouer et voilà !

Version bretelles attachées
Version bretelles nouées dans le cou.
Une petite fleur avec une perle de nacre pour détourner l’attention de la couture, censée être centrale, mais qui ne l’est pas … Ce qui m’amène à conclure que cette jupe n’était pas coupée symétriquement vu que je n’ai absolument pas touché au corps de celle-ci.

Et voilà. 
Très peu de couture sur ce recyclage. Le minimum. Pour un effet plutôt pas mal en vrai, ou à travers le miroir.
Je ne suis vraiment pas contente de ces photos (du moins les deux premières sessions), j’y vois tous mes défauts, c’est énervant, d’autant que je m’aime beaucoup dans cette tunique face au miroir. A vrai dire, j’aurai préféré en refaire d’autres, mais après deux sessions ratées et une potable, je n’ai pas que ça à faire … 
Au prochain recyclage ! 

En mode fleuri (DIY)

Quand on veut décorer, parfois, il faut rusé.

Il faut rusé car dans un appartement, on manque énormément de place, surtout quand on a des envies particulières. 
C’est le cas de la Dame qui, ne voyant pas l’été approcher, voulait de la fleur sur son balcon pour compenser. Mais attention, pas deux trois plantes, non elle les avait déjà celles là, mais plein ! 
Le souci, c’est qu’un balcon, ce n’est généralement pas bien large, et il faut composer avec ses bizarreries et il est difficile d’en faire quelque chose d’original. Le notre, de balcon, n’est pas tout jeune, preuve en est de l’ancien vide-ordure hors service qui orne le fond. Difficile de tirer profit d’un espace clos et tout le temps à l’ombre, pour accumuler des plantes. 
Qu’à cela ne tienne, j’ai eu l’idée de fabriquer une sorte de panneau à étagères, à fixer au mur, sur lequel on pourrait poser des petits pots en verre contenant chacun une plante, le tout peint de différentes couleurs pour égayer ce coin sombre. 
Mais pour un tel dispositif il fallait quelques critères à respecter : 
– un prix de revient raisonnable pour l’armature (pas plus de 20 €).
– tenter de faire un maximum de recyclage avec ce qu’on a déjà sous la main. 
– ne pas vendre un rein pour avoir assez de fleurs (pas plus de 20€)
De fait, l’idée du panneau étagère a été abandonnée lorsque le prix revenait à plus de 20€ sans la peinture. Qu’à cela ne tienne, à force de vadrouiller dans le magasin de bricolage avec le Monsieur et la Dame, nous nous sommes arrêtés sur les treillis, sur lesquels on pouvait suspendre des pots. Mais force est de constater qu’un si petit truc coûte accessoirement cher (plus de 30€). Exit donc d’en acheter un tout fait. 
Le Monsieur a dit « on n’a qu’à prendre des lambris et le faire nous même ». 
Et c’est ce qu’on a fait ! 
Pour cela il faut : 
– un paquet de lambris (6€ le pack de 10, 2m sur 10cm)
– des vis
– une scie
– une perceuse
– accessoirement un homme pour manipuler les outils (et le laisser avoir des ampoules à votre place). 
Il ne reste plus qu’à scier/percer/assembler : 
 On commence par scier en deux les lambris, afin d’avoir cinq morceaux d’un mètre. 
En mode « on fait comme on peut, le couloir est devenu scierie

Et on garde deux lambris tels qu’ils sont.

 On scie également dix petits carrés (10*10 cm) que l’on ajoutera aux endroits où l’on vissera les planches ensembles afin de solidifier la structure.

Puis on perce les petits carrés, tout gentiiiiment sinon : 
Et il ne reste plus qu’à assembler : 
Du coup, là, on a déménagé dans la cuisine, toujours en mode « on fait ce qu’on peut ». 
En répartissant de manière égale les planches :
Et on finit par obtenir ceci : 
Ouuuuuuh on n’a pas vidé l’égouttoir !
On perce un trou sur les deux lambris verticaux supports entre chaque lambris horizontal, pour pouvoir le fixer au mur. Puis, on fait participer les voisins, dans le sens où ça va être fort bruyant. On sort la perceuse de compet’, celle qui défonce tout, béton compris, pour percer le mur du balcon. 
Pour cela, on pose le treillis sur le mur concerné, on prend les marques des trous avec un feutre , et on perce ! Attention, bruit, poussière, puanteur !! On pose des chevilles, on visse, et yapluka ! 
Yapluka quoi ? 
Yapluka demander au panda de crocheter des suspensions spéciales et d’apprendre accessoirement le macramé. Ce que, vous vous en doutez, le panda a accepté (pfffff). 
Et ça donne ça : 
Petits pot en verre recyclés au terreau et à la plante qui aime l’ombre
Les pots en verre sont en fait des pots à bougies (ceux-là). La Dame en a acheté tout l’hiver, au final, 16 pots ce sont accumulés dans le placard à bordel. On ne voulait pas les jeter, car « quand même ce serait dommage de pas faire quelque chose avec« . En réalité, tout cette idée de décor balcon m’est venue de ce fichu pot en verre ! 
Bref, j’ai dû concevoir les suspensions. 
Les petites individuelles sont entièrement crochetées, en une seule pièce. Du sur mesure. Ce qui veut dire que je me suis baladée avec un pot en verre test pendant des semaines. Ouais … Une fois la pièce crochetée, il suffit de couper des fils de même longueur et de faire le « dessin » ou motif que vous voulez, que ce soit à base de simples nœuds, ou bien du pur macramé. Le but étant d’avoir un nœud sous le pot en soutien. Toujours dans l’optique de faire du recyclage, j’ai utilisé des anneaux à rideaux, et la laine provient de mes restes de Lorena, déjà utilisé plein de fois (ici, ,  là ou ). Autant dire qu’elle a été plus que rentabilisée. Si ça vous intéresse j’ai pris en note le pattern et il est dispo en pdf ici
Pour les grandes suspensions, il s’agit de pur macramé fait maison. 
Pour cela, j’ai zyeuté le web à la recherche de modèles ou d’explications. Mais je n’ai pas trouvé grand chose. Quelques bases ici ou , sur les noeuds les plus courants. Pour les modèles, j’y suis allé à l’improvisation (et ça se voit >.<). 
L’effet est plutôt moyen à mon goût. Les pots ayant le diamètre moins large à la base, il n’était pas facile de faire quelque chose d’à la fois stable et englobant. Cela m’aura au moins permis de me faire la main sur le macramé. Ce qui dans l’ensemble est assez sympa à faire si on est précise. En effet, pour le premier, le plus clair, au départ, j’ai mesuré à chaque fois que je faisais un noeud, afin que tout soit à égale distance, mais j’ai fini par me lasser et ai fait à vue d’œil. Mauvaise idée. Je l’ai fait avec un fil de maçon (acheté ici) avec une bobine de 66m environ (4€ l’unité). Ce qui est beaucoup plus rentable que d’acheter un macramé tout fait. Le second a été fait avec une pelote de Lorena et est beaucoup régulier vu que je n’ai pas lâché mon mètre-ruban cette fois-ci. 
Voilà, le reste est maintenant entre les mains de mère nature, les plantes n’ont plus qu’à s’épanouir et à fleurir en masse.

Il faut aussi faire deux trois trucs avec les lambris restant, mais ça, ce sera pour plus tard !